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Renault 18 Turbo : l'instigatrice !
la R18 Turbo est la première voiture dotée d’un moteur turbo essence vouée à une grande diffusion. Pari osé de la part de la régie Renault, la technologie de la suralimentation par turbocompresseur était en effet relativement récente, et qui plus est, plutôt réservée à des autos musclées et élitistes. Le bloc de 1565cc en alliage léger est dérivé de celui de la défunte R16 TL. Grâce à un turbo Garrett soufflant à 0,6 bar, ce moteur subit une incroyable mutation ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pendant que la R16 disposait de 66 modestes chevaux, la 18 Turbo dispose elle d’une puissance pratiquement doublée, 110ch (elle passera à 125ch en 1983)! Le couple passe lui de 11,3mkg à 18,5mkg. Avec un poids de 1040kg, la 18 suralimentée affolait les chronos de l’époque, 11s8 pour le 0 à 100km/h , 188km/h , le kilomètre départ arrêté abattu en 31s5 ! La motricité et la tenue de route étaient fort corrects, il faut dire que le train avant était aidé de pneus « larges » : 185/65/HR14. Cependant la presse de l’époque lui reprochera une suspension relativement ferme. Voilà comment Renault a transformé une paisible berline familiale en une berline sportive. Un esprit que l’on retrouvera plus tard sur la 21 Turbo, ou plus actuellement sur des « bestioles » japonaises nommée Subaru Impreza. La R18 restera surtout l’instigatrice d’une lignée de modèles de la régie disposant de 4 cylindres suralimentés, même si de nos jours, elle est quelques peu oubliée.
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| Caractéristiques techniques |
| Année : |
1981 - 1982 |
| Type : |
4 cylindres en ligne, 1565cc |
| Alimentation : |
Carburateur simple corps |
| Suralimentation : |
Turbo Garrett |
| Puissance : |
110cv à 5000t/min |
| Couple : |
18,5mkg à 2250t/min |
| Poids : |
1040 kg |
| Vitesse maxi : |
187 km/h |
| 1000m D.A. : |
31,5 s |
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| Caractéristiques techniques |
| Année : |
1981 - 1984 |
| Type : |
4 cylindres en ligne, 1397cc |
| Alimentation : |
Carburateur double corps |
| Suralimentation : |
Turbo Garrett T3 |
| Puissance : |
110cv à 6000t/min |
| Couple : |
15,2mkg à 4000t/min |
| Poids : |
870 kg |
| Vitesse maxi : |
187 km/h |
| 1000m D.A. : |
30,2 s |
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Renault 5 Alpine Turbo : L'ancêtre du GTT !
Fin 1981, La R5 Alpine achève une carrière fort glorieuse, parsemée de nombreux succès en rallye en « groupe 2 ». La version atmosphérique cède sa place à une version suralimentée : la R5 Alpine Turbo !
Le moteur, bien que sur la même base que la 5 alpine, se voit subir quelques modifications notables afin d’être adapté à la suralimentation. 1397cc, bloc fonte, culasse hémisphérique en alliage léger, pistons bombés, etc.… mais surtout, la pièce maîtresse : Un Garrett T3 ! Notons aussi le système de carburateur « aspiré ».
Résultat : 110ch pour 870kg ! Voila un ratio poids/puissance fort intéressant comme le prouve le 30s2 au 1000 mètres départ arrêté ! De quoi faire palir certaine pseudo-sportive moderne ! Malheureusement, la presse lui préféra très souvent la Golf 1 gti qui est, il est vrai, moins brutale pour son train avant .La monte pneumatique de la française (155/70 HR 13) explique peut être cela. Injection/atmo contre carbu/turbo, un match qui continuera plus tard entre l’héritière de l’alpine turbo et une lionne sochalienne…
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Renault Fuego Turbo : l'oubliée ?
La Fuego est un coupé qui remplace dans la gamme Renault la R17. Dans la version Turbo, elle reçoit un moteur issu de la R18 Turbo dont la puissance passe de 110 à 132 chevaux. Sur le marché, elle a eu à faire avec de nombreuses concurrentes, notamment les Alfetta GTV 2.0, Matra Murena S, ou encore Volkswagen Scirocco GTX 16s. Hélas pour Renault, les ventes de cette auto, pourtant reconnue de par ses qualités (ligne moderne, habitabilité…), resteront marginales et sa carrière sera prématurément stoppée en 1985. Il est donc difficile d’en trouver sur le marché de l’occasion et plus encore en version Turbo. A noter pour l’anecdote que la Fuego a été le premier coupé à être commercialisé avec une motorisation …. Diesel !!!
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| Caractéristiques techniques |
| Année : |
1983 - 1985 |
| Type : |
4 cylindres en ligne, 1565cc |
| Alimentation : |
Carburateur simple corps |
| Suralimentation : |
Turbo Garrett |
| Puissance : |
132cv à 5500t/min |
| Couple : |
20,4mkg à 3000t/min |
| Poids : |
1050 kg |
| Vitesse maxi : |
200 km/h |
| 1000m D.A. : |
30,9 s |
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| Caractéristiques techniques |
| Année : |
1984 - 1989 |
| Type : |
4 cylindres en ligne, 1397cc |
| Alimentation : |
Carburateur simple corps |
| Suralimentation : |
Turbo Garrett T2 |
| Puissance : |
105cv puis 115cv |
| Couple : |
16,5mkg puis 16,8mkg |
| Poids : |
920 kg |
| Vitesse maxi : |
193 km/h |
| 1000m D.A. : |
29,8 s |
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Renault 11 Turbo : GT plus familiale !
La R11, tout comme la R9, fut un succès sur le plan commercial. Pourvue d’une gamme fort complète, la "turbo" en était le sommet ! Disponible en deux carrosseries (3 et 5 portes), sa motorisation atteignait sur les phases 1 105cv, puis 115 sur les phases 2. A noter que le moteur de la R11 Turbo phase 2 n’est en fait ni plus ni moins que celui de la GT Turbo phase 1. D’ailleurs pour les performances pures, la « onze » n’a rien à envier à la GTT puisqu’elle atteint la barre des 200km/h et abat le 1000 mètres départ arrêté en moins de 30 secondes ! 10ans plus tard, la Clio 16S de conception plus récentes et affichant 25 chevaux de plus fait tout juste les mêmes chronos ! A noter que pour les phases 1 une série spéciale Zender fut produite, elle se différenciait de la R11 Turbo « basique » par des éléments de carrosserie différents (pare choc avant-arriere et bas de caisse, jantes spécifiques), mais la mécanique est 100% identique. Pour finir notons aussi que même si elle est moins connue pour ça, la 11 défendit aussi les couleurs du losange en rallye ! En effet une version Groupe A de 185chevaux fut developpée par le département compétition et offrit quelques beaux résultats à la régie.
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Renault 9 Turbo : la méconnue !
Quand on pense Renault Turbo, on pense bien sûr au GTT, 5 Turbo, R11 ou 21 Turbo, mais on oublie très souvent la Renault 9 ! Équipée elle aussi du bloc 1397 Turbo, la R9 voit sa puissance grimper à 105ch (comme les 11 Turbo ph1). Lancée en Juin 1985 pour relancer la gamme R9 souffrant de la concurrence interne de la R11, la 9 turbo fut peu diffusée. L’arrivée d’une phase 2 au millésime 87 (passant lui aussi à 115ch) ne changera rien et ces exemplaires sont donc aujourd’hui très rares … mais peu recherchés (car peut-être méconnus). Dommage car cette auto a une tenue de route largement comparable à la R11 Turbo malgré le coffre créant un léger porte-à-faux arrière.
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| Caractéristiques techniques |
| Année : |
1985 - 1989 |
| Type : |
4 cylindres en ligne, 1397cc |
| Alimentation : |
Carburateur simple corps |
| Suralimentation : |
Turbo Garrett |
| Puissance : |
105cv puis 115cv |
| Couple : |
16,5mkg puis 16,8mkg |
| Poids : |
910 kg |
| Vitesse maxi : |
190 km/h |
| 1000m D.A. : |
30,1 s |
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| Caractéristiques techniques |
| Année : |
1987 - 1994 |
| Type : |
4 cylindres en ligne, 1995cc |
| Alimentation : |
Injection électronique |
| Suralimentation : |
Turbo Garrett T3 |
| Puissance : |
175cv à 5200t/min |
| Couple : |
27,5mkg à 3000t/min |
| Poids : |
1215 kg |
| Vitesse maxi : |
228 km/h |
| 1000m D.A. : |
28,1 s |
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Renault 21 Turbo : l'arme absolue ?
La 21 Turbo a été lancée pendant l’été 87. La ligne banale de cette berline familiale a été virilisée par une nouvelle face avant, des élargisseurs, bas de caisse et aileron arrière. Le classique moteur 2 litres se voit greffer un turbo Garrett qui porte la puissance à 175ch. Paraîtrait-il que la fée Porsche aurait collaboré à la conception de ce moteur ! La presse saluera unanimement ses qualités en terme de motorisation, tenue de route ou freinage, mais la décria tout autant sur son instrumentation ou sa finition. C’est sans doute ce qui a manqué à la 21 pour venir piétiner plus que sérieusement sur le terrain des BMW M3 E30 ou Mercedes 190 Evolution face auxquelles elle n’avait pas à rougir en performance pure ! Plus tard apparaîtra une version 4 roues motrice et enfin le restyling phase 2. Mais son image de finition perfectible lui collera a la peau, de plus le catalyseur sur ces mêmes phases 2 enterrera encore un peu plus la 21 Turbo face à ses concurrentes allemandes. Dommage car elle avait (presque) tout pour réussir.
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